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vendredi 5 juin 2009

essai délaboration d'un curriculum de formation de l'enseignement de l'informatique au cycle secondaire au cameroun







RESUME

Les recherches actuelles dans le domaine de la didactique de l’informatique et des TIC dans l’enseignement au cycle secondaire portent beaucoup plus sur les curricula et sur les techniques spécialisées de son implémentation ainsi que son implantation à travers trois principales approches : l’approche par contenu, l’approche par objectif, et l’approche par compétences. Ce travail présente les résultats d’une étude visant à montrer dans quelle mesure et comment le concept de curriculum peut être invoqué pour mener des programmes de reformes ainsi que des innovations dans le domaine de l’enseignement au cycle secondaire de l’enseignement. Ces résultats indiquent d’une part, une possibilité d’étendre les concepts issus du curriculum à toutes les phases du cycle d’apprentissage et d’autre part, que la technique par curriculum est une solution appropriée aux problèmes de programmation des enseignements au cycle secondaire en général et dans l’enseignement de l’informatique et des TIC en particulier.
Mots clés : Didactique, Tic, Curriculum, Implémentation, Implantation


ABSTRACT

Now our days, researches in the domain of computer sciences and ICT didactics in secondary school teachings are mostly geared toward curriculums and specialized techniques for its implementation and its layout for the three principal approaches : approach by objectives, approach by content and approach by competences. This work presents the results of a study aiming to verify in which measures and ways the concept of curriculum can be applied to lead successful reform and innovative programs in the domain of secondary school teaching. The results indicates in the first place, the possibility to extend the concepts throughout the learning cycle, and in the other hand, that, the curriculum technique is an eminent solution to problems of teaching programming faced by secondary schools in general and in the teaching of computer sciences and ICT in particular.
Keys Words: Didactic, Ict, Curriculum, Implementation,


INTRODUCTION

Contexte général
Les programmes d’étude (description d’une liste de contenus), utilisés par la pédagogie traditionnelle Raynal et Rieunier (1997), ont été toujours privilégiés pour la transmission des connaissances et pour l’élaboration du contenu des cours dispensés. Ces programmes d’étude bien qu’ayant présentés des grandes vertus, incluaient les différents aspects de l’apprentissage (processus d’acquisition de nouvelles connaissances) excluaient des aspects de l’évaluation de l’apprentissage qui sont des points essentiels pour un processus pédagogique pertinent (enseignement/apprentissage). Dans les programmes, l’intérêt est porté sur le mode de penser et au cheminement au lieu des résultats. Kulm (1994). Cette méthode de programmation présente de nos jours de nombreuses insuffisances, notamment le fait que le programme d’étude ne s’intéresse pas à la finalité du système éducatif, à ce que l’élève sera capable d’exprimer ni à l’évaluation du processus pédagogique. L’introduction dans les processus pédagogiques de la méthode d’enseignement/apprentissage par curriculum comme palliatif aux insuffisances de la méthode par programme d’étude traditionnel en font une priorité.
Le terme ‘‘curriculum’’, utilisé dès le XIXème, du moins en anglais, désignait les cours dispensés par les universités ou par certaines écoles dans le cadre d’études ou de formations, comme le rappelle SAFAR (1992). En se référant à l’Oxford English Dictionnary, le curriculum médical par exemple, reprenait l’ensemble des cours inscrits au programme de la formation des médecins. Progressivement, le concept s’est modifié et le terme emprunté aux pionniers de ‘‘l’Education Nouvelle’’, a eu une utilisation diversifiée par rapport aux contextes des autres.
Le concept de curriculum a été considérablement élargi, mais reste difficile à implanter dans le monde francophone en général et dans les pays francophones africains en particulier. Cela est dû au penchant porté sur la notion de programme d’étude scolaire. Or, on ne peut réduire la richesse apportée à un curriculum à celle apportée à un programme d’étude scolaire tel qu’il est conçu et diffusé actuellement. Parmi les nombreuses définitions qui sont proposées pour le concept du curriculum, nous en avons retenu quelques unes qui rendent compte de l’évolution du concept et de son enrichissement au fil du temps et des expériences.
Pour Taba (1962), un curriculum consiste simplement en un plan d’apprentissage. De Landsheere (1979), met l’accent sur la planification des opérations d’élaboration et sur l’évaluation des résultats ; deux notions qui commencent à susciter un intérêt particulier dans les milieux de l’éducation à partir des années soixante-dix. Un curriculum est un ensemble d’actions planifiées pour susciter l’instruction, il comprend les actions telles que : la définition des Objectifs de l’enseignement, la définition des contenus, la définition des méthodes (y compris l’évaluation), l’établissement des matériels (y compris les manuels scolaires) et les dispositions relatives à la formation adéquate des enseignements. Dans le même ordre d’idée, D’Hainaut et Legendre font, en plus, référence aux finalités assignées au système éducatif : un curriculum comprend en général, non seulement des programmes dans les différentes matières, mais aussi une définition des finalités de l’éducation envisagée, une spécification des activités d’enseignement et d’apprentissage qu’implique le programme de contenus et enfin des indications sur la manière dont l’enseignement ou l’élève sera évalué D’Hainaut (1983).
Nadeau (1988), en se situant dans la perspective de Legendre (1993), met l’accent sur les processus décisionnels conduisant à l’élaboration du produit : un curriculum est un ensemble organisé de buts, d’objectifs, de contenus présenté de façon séquentielle, de moyens didactiques, d’activités d’apprentissage et de procédé d’évaluation pour mesurer l’atteinte de ces objectifs. De cette définition, se dégage un certain nombre de décisions que doit prendre la personne responsable du développement d’un programme :
ü les décisions concernant les orientations majeures du programme, c’est-à-dire celles qui concernent le choix des buts et des objectifs ;
ü les décisions concernant la sélection du contenu, des activités d’apprentissage, des moyens pédagogiques, du matériel etc. ;
ü la décision concernant l’enseignement, c’est-à-dire les méthodes d’enseignement, les moyens didactiques et les moyens d’évaluation. On peut également inclure les décisions concernant le personnel appelé à œuvrer dans le programme, à savoir les professeurs, les personnels non enseignant, les étudiants et les administrateurs.
En récapitulant de manière exhaustive ce qui précède, on peut admettre qu’un curriculum consiste en un plan d’action. Il s’inspire des valeurs qu’une société souhaite promouvoir ; ces valeurs s’expriment dans les finalités assignées à l’ensemble du système d’éducation
Problématique :
Le but de l’étude est d’obtenir un portrait de l’enseignement/apprentissage de l’informatique au cycle secondaire au Cameroun. L’objet de la recherche concerne l’élaboration d’une nouvelle forme normalisée de curriculum d’enseignement/apprentissage de l’informatique au secondaire au Cameroun. Pour atteindre ce but, nous commençons par adopter la méthode de curriculum par compétences pour la définition du curriculum de cette discipline car, elle contient une méthodologie adaptée à la définition des curricula dans les pays qu’ils soient centralisés ou décentralisés. En quoi la définition d’un curriculum aidera- telle à l’amélioration de la qualité du processus d’enseignement et l’apprentissage de l’informatique au Cameroun ?
Le curriculum est important pour tous les acteurs concernés dans la politique éducative, car les politiques éducatives constituent l’épine dorsale du système éducatif. En améliorant la qualité du processus d’application de cette politique éducative, elle peut contribuer énormément au développement de l’activité informatique du pays. Ainsi, améliorant les connaissances sur l’enseignement/apprentissage. Ceci nous permet également d’avoir une meilleure image pour le domaine de l’éducation en général et nous permet jusqu’à un certain point transposer les résultats à d’autres secteurs d’activités. Par ailleurs, ces travaux serviront de références utiles pour des études ultérieures. En l’occurrence, ils permettront d’émettre des hypothèses qui pourront être vérifiées dans le cadre des recherches dans d’autres secteurs d’activités.
Objectif :
Le propos dans ce travail est un essai de solution aux problèmes d’enseignement et d’apprentissage des TIC dans les établissements secondaires au Cameroun. Bien enseigner et bien apprendre commence par une bonne organisation, une bonne conception et une bonne programmation de ces activités selon le parcours éducatif (MILED 2006). Parmi toutes les méthodes de programmation de l’enseignement et d’apprentissage, celle par curriculum semble mieux adaptée pour l’enseignement et l’apprentissage des TIC au Cameroun. Pour y parvenir, nous élaborons un curriculum favorisant l’amélioration de l’enseignement et de l’apprentissage des TIC dans le cycle secondaire au Cameroun. Le travail est donc basé sur l’hypothèse suivante :
La méthode de programmation d’enseignement et d’apprentissage par curriculum est une réponse au problème de la didactique des TIC dans le monde en général et au Cameroun en particulier.
Délimitation de l’étude :
Le Cameroun étant d’une richesse culturelle énorme (à chaque région une culture) ; il n’est pas possible de développer un curriculum qui soit adaptable dans toutes les régions. Dans la mesure où, l’un des points clés d’un curriculum est la prise en compte de l’environnement dans lequel il doit être implanté. La limite d’applicabilité du curriculum qui nous intéresse sera une région car dans une région les différences culturelles sont minimales.
Limitation de l’étude :
L’étude s’en tiendra à l’enseignement secondaire, non seulement pour les raisons évoquées plus haut, mais surtout parce que le cadre de l’étude se situe au niveau du cycle secondaire.
Plan de l’étude :
Le travail sera organisé ainsi qu’il suit : au chapitre1 sera présenté les différents modèles de curriculum d’enseignement au cycle secondaire. Ensuite, le chapitre 2 fera l’objet de l’élaboration d’un curriculum d’enseignement de l’informatique au secondaire du Cameroun. Enfin, la conclusion ouvrira les perspectives.









CHAPITRE 1

MODELES DE CURRICULUM D’ENSEIGNEMENT AU CYCLE SECONDAIRE

La faible fréquence d’exposition à des pratiques didactiques et pédagogiques recourrant aux TIC de la part des enseignants associés risque fort de renforcer la perception de la formation à l’utilisation pédagogique des TIC en tant que formation instrumentale ayant une utilité sur le plan des pratiques privées, mais ne se transposant guère en tant que matériel ou que contexte didactique. Dans le contexte des nouveaux curricula de formation à la profession enseignante, l’observation des pratiques de la part de professionnels chevronnés pourrait donc jouer un rôle prépondérant dans la formation initiale Karsenti (2ooo).
Pour cela, ce chapitre comportera trois aspects : le premier, porte sur les notions de base d’un curriculum d’enseignement, le second sur le processus de son élaboration, et le troisième sur sa gestion en tant que projet d’innovation pédagogique.
1.1 NOTIONS DE BASE DES CURRICULA D’ENSEIGNEMENT AU SECONDAIRE
Cette section présentera tour à tour les caractéristiques, les principes généraux et la structure générale d’un curriculum d’enseignement au secondaire.
1.1.1 Les caractéristiques d’un curriculum d’enseignement au secondaire
Les caractéristiques du curriculum représentent les points d’appui des valeurs élémentaires sur lesquels le curriculum et sa réalisation dans l’instruction reposent. Elles donnent les directives de base pour la programmation, la conduite et l’évaluation de l’enseignement. Ces caractéristiques sont les suivantes :
ü L’équilibre
D’après COX (2006), il ya un risque d’aboutir à un contenu sans contexte (réalités socio-économiques nationales), si la représentation des rayons d’action du curriculum n’est pas équilibrée sur : les connaissances, les compétences, le comportement et les valeurs. A l’aide de cet équilibre, on s’assure que la structure du curriculum permet aux élèves, outre l’acquisition des aspects cognitifs, prévoit le développement des aspects socio-affectifs.

ü La cohérence
« La cohérence est le lien de conformité entre les divers moyens et les personnes qui composent un organisme et qui s’unissent les uns aux autres pour constituer un seul et même outil au service de l’atteinte des objectifs visés » Bouchard et Plante (2002). Il importe en effet que tous les moyens humains et matériels s’accordent de manière à poursuivre les objectifs communs et donc à répondre aux besoins. Si les intentions pédagogiques sont pertinentes, il convient de s’assurer de l’adéquation des moyens et de la compatibilité de ceux-ci entre eux ; par exemple, les enseignants ou les formateurs ont-ils des formations adéquates et complémentaires ? Le matériel qui leur est fourni peut-il leur être utile pour atteindre les objectifs de l’enseignement ou de la formation ? Les instructions qui sont fournies à chacun sont-elles compatibles ? Chacun partage-t-il bien les objectifs communs ? Ce sont là quelques questions qui permettent de s’assurer concrètement de la cohérence du curriculum d’enseignement.

ü L’ouverture
La notion d’ouverture est importante dans les caractéristiques, cela indique que les éléments principaux se définissent dans le cadre du curriculum. Le curriculum définit les objectifs généraux, les opérationnalise dans les objectifs opérationnels qui montrent ce que l’élève doit savoir (connaissances standards, compétences et valeurs) et détermine les standards minimaux et requis de connaissance, de compétence et de valeurs que les élèves doivent atteindre. A l’enseignant, il reste la liberté de créer seul la manière selon laquelle il réalisera les objectifs établis.
ü La flexibilité

C’est un élément au centre de toutes les caractéristiques citées plus haut, elle désigne le fait que le curriculum doit permettre aux enseignants de modeler le programme qui répondra seulement l’exigence que le curriculum permette une éducation individuelle, mais aussi la possibilité d’adaptation dans différentes conditions socioculturelles de la conduite de l’enseignement qui sera le trait caractéristique essentiel pour la réalisation du curriculum.




ü L’efficacité
Elle est fondée sur la concentration, sur des compétences transversales et des capacités disciplinaires foncières, sur des rendements internes et externes, bien au-dessus de la moyenne dans les différentes étapes et à la fin du cursus scolaire.
ü L’efficience

Elle se mesure au regard de bons rendements qui croissent et qui durent sans coûts élevés, avec comme fertilisants essentiels, l’intérêt des élèves, la motivation des enseignants, l’appui du milieu environnant et la capacité des dirigeants de réaliser les plans d’action formulés en termes de qualité et de bonne gestion.

ü La faisabilité

Elle consiste à s’assurer de la possibilité pour les chefs d’établissements, les enseignants et les élèves de travailler dans de bonnes conditions en dépit des contraintes, obstacles et handicaps, parce que disposant de toutes les ressources susceptibles d’assurer la réussite.

ü La durabilité
Bouchard et Plante (2002) entendent par durabilité le maintien dans le temps des résultats obtenus par le curriculum. Nous entendons également par durabilité le maintien dans le temps des différentes dimensions du concept de qualité définies par ces acteurs.
ü L’interdisciplinarité
Le but recherché par l’introduction de l’interdisciplinarité dans l’enseignement est généralement de favoriser chez les élèves l’intégration des connaissances tout en facilitant leur application à des situations de la vie réelle. Pour cela il convient non seulement, qu’au sein du curriculum, les articulations entre les contenus soient clairement mises en évidence mais aussi que les approches pédagogiques pratiquées soient en accord avec les résultats espérés.
ü Niveau de définition du curriculum
Pour comprendre la logique qui fonde l’élaboration du curriculum, il peut être intéressant de situer les différentes opérations par rapport à un découpage à trois niveaux de l’organisation du système éducatif comme suit :

Niveau de décision
Formulation
Politique éducative (formelle)
Finalités
Gestion de l’éducation
Compétences générales
Réalisation quotidienne de l’action éducative (niveau technique)
Compétences spécifiques objectifs
Tableau 1: les trois niveaux de structuration d’un curriculum. source Unesco (edp/eps) 2006

A un premier niveau, on trouve des décisions d’ordre politique qui dans un pays démocratique relèvent des assemblées représentatives par exemple les reformes privilégiant les contenus ou des méthodes pédagogiques. Il est normal que les finalités de l’éducation soient soumises à l’approbation de tous les citoyens ou de leurs représentants. Les référentiels sont destinés aux personnes chargées de la gestion du contrôle et de la régulation du système éducatif. Il s’agira dés lors de formulation à caractère plus précis sur lesquels le personnel d’encadrement pourra s’appuyer pour exercer les fonctions qui lui sont dévolues. Au niveau de la réalisation de l’action éducative les formulations seront plus précises afin de guider l’action des enseignants et de leur fournir les outils qui permettront de contrôler ses actions. Pour s’assurer la circulation de l’information d’un niveau de décision à un autre, il est important de prévoir l’intervention d’acteurs jouant un rôle d’interface par exemple les directeurs d’administration entre le niveau politique et celui de la gestion de l’application ainsi que des inspecteurs, pour le passage du niveau gestion au niveau technique.
ü Supports de communication
Tel que définit au point ci-dessus, à chaque niveau, des documents sont produits et ces documents peuvent être sous la forme suivante :
· Document de déclarations d’intentions : un document qui donne une formulation à caractère très général émise par un responsable politique pour marquer sa volonté d’engager le système éducatif en tout ou en partie vers la réalisation d’une situation désirée.
· Référentiel de compétences : document qui spécifie ce qui sera attendu du système éducatif et dans lequel on utilise des formulations de plus en plus précises compte tenu du fait qu’on s’adressera dorénavant, non plus au grand public comme c’est le cas pour la politique éducative, mais à des personnels spécialisés (directeurs inspecteurs, enseignants…) directement impliqués dans l’action éducative.
· Autres documents : d’autres documents peuvent associés à l’implémentation du curriculum et ceux-là se présentent sous différentes formes tels que les fiches de performances (indicateurs de rendement) par exemple ISTE-NETS, ISTE-NETT.

ü Durée et structuration de l’apprentissage
Le découpage du cycle éducatif en phase et années permet de donner un caractère discontinu du cycle éducatif ainsi permettant de définir le curriculum en tenant compte des différents débouchés de la vie tels que : continuer ses études, arrêter pour travailler, se former uniquement, etc. Par exemple d’après l’Unesco le cycle d’apprentissage est subdivisé en quatre phases qui sont : phase d’alphabétisation, phase d’application, phase d’intégration, phase de spécialisation.

ü L’a- propos

Figure 1: les caractéristiques d’évaluation de la qualité d’un Curriculum d’ après Bouchard et Plante (2002).
« Evaluer l’à-propos d’un organisme, ou de l’une de ses parties, c’est établir les liens de conformité entre celui-ci et les contraintes qu’il a l’obligation de respecter et au regard desquelles il ne dispose d’aucune marge de manœuvre. » Bouchard et Plante (2002). (Voir figure 1). L’implantation d’un curriculum ne peut se faire in abstracto, sans tenir compte du contexte de l’environnement d’implantation. Certains curricula seront plus ou moins à-propos, c’est-à-dire compatibles avec les contraintes qui risquent d’entraver éventuellement leur bonne marche. Les caractéristiques ainsi définies sont de véritables indicateurs pour déterminer l’efficacité, l’efficience d’un curriculum d’enseignement ainsi que la synergie qui existe autour de ce curriculum dans le processus pédagogique en termes de durée. La figure ci-dessus est illustrative.
1.1.2 Les principes généraux d’un curriculum d’enseignement
Il existe trois principes généraux dans le système curriculaire. Ces principes s’avèrent être des approches non disjointes à savoir : approche par contenus, approche par objectifs et approche par compétences.
ü L’approche ou entrée par les contenus
Cette approche repose sur la notion de l’organisation du savoir et s’appuie sur les postulats suivants :
les connaissances se transmettent de celui qui sait à celui qui est supposé être ignorant.
l’enseignement se déroule selon une progression linéaire calquée sur la logique interne de la matière, et la planification des contenus doit être graduée du simple au complexe et respecter la succession des pré-requis.
L’entrée par les contenus va de pair avec le découpage de l’enseignement en discipline c’est-à-dire en un ensemble de savoirs considérés être de même nature ou appartenir à un même domaine de connaissances et structurés selon leur logique interne. Elle focalise l’attention sur l’enseignant et sur ses activités. La transmission orale (exposé ex-cathédral) écrite ou audio-visuelle, les méthodes inductives et déductives sont les procédés didactiques utilisés. Quant à l’évaluation, elle vise à mesurer les capacités de l’apprenant à restituer le plus fidèlement possible ce qui lui a été enseigné et à l’appliquer dans des situations proches de celles qui ont servi lors des apprentissages.

ü L’approche ou entrée par objectif
L’approche dans le curriculum par les objectifs pédagogiques repose sur l’apprenant et ses activités. Cette approche présente les avantages suivants :
l’opérationnalisation des objectifs pédagogiques et leur formulation univoque, en activités concrètes, offrent un instrument de communication entre les constructeurs de curriculum, les utilisateurs et les apprenants.
au niveau individuel, la définition de critère d’évaluation aide au diagnostic des difficultés rencontrées, elle rend possible la délivrance rapide de feedback et à terme elle permet de dresser les compétences.
Cette approche fixe les objectifs préalablement définis en termes d’objectifs généraux et d’objectifs spécifiques. Ces objectifs constituent des jalons à court terme (généralement une séquence d’enseignement) de l’action éducative. C’est la raison pour laquelle ils donnent normalement lieu à des formulations très précises qui permettent assez facilement de vérifier s’ils ont été atteints. La pédagogie par objectifs met en avant un découpage systématique des contenus en petites unités qui seront étudiées successivement et généralement dans le cadre d’une discipline spécifique. La pédagogie par objectifs se donne comme stratégie de décomposer tous les savoirs et savoirs faire en tranches : les objectifs spécifiques qui correspondent chacun à un comportement observable sur l’élève qui peut être facilement contrôlé et testé par l’enseignant.
C’est Bloom dans les années 1970 qui développe la pédagogie par objectifs ou « pédagogie de maîtrise », il propose une taxinomie, une liste de comportements cognitifs et affectifs qui sont : l’acquisition de connaissances qui est un savoir théorique, l’accent est mis sur la mémorisation de connaissances (identifier, définir, reconnaître) ; la compréhension, l’application et l’analyse constituent le savoir procédural, au niveau de la compréhension l’accent est mis sur la reformulation des mots (illustrer, traduire, interpréter) ; dans l’application l’accent est mis sur l’utilisation des informations(appliquer, organiser, classer) ; et dans l’analyse l’accent est mis sur la décomposition des informations (comparer, distinguer, détecter) ; et enfin la synthèse et l’évaluation qui sont des savoirs pratiques , au niveau de la synthèse l’accent est mis sur la création personnelle à partir des informations (créer, relater, écrire) ; et à l’évaluation l’accent est mis sur l’appréciation, le jugement, le sens critique (juger, argumenter, valider). D’autre part, il est souvent nécessaire au moment de l’évaluation, de rendre la performance encore plus explicite en faisant suivre le verbe d’un indicateur de performance.
ü L’approche ou entrée par compétence
Une compétence est un savoir- agir fondé sur la mobilisation et l’utilisation efficaces d’un ensemble de ressources; par savoir agir, on entend aussi la capacité de recourir, de manière appropriée, à une diversité de ressources tant internes qu’externes, notamment aux acquis réalisés en contexte scolaire et à ceux qui sont issus de la vie courante. Hariri (2006). Un curriculum axé sur le développement de compétences vise, entre autres, à ce que les connaissances puissent servir d’outils pour l’action comme pour la pensée, qui est aussi une forme d’agir. C’est une approche qui spécifie les compétences nécessaires pour atteindre les objectifs, ces compétences relèvent de la capacité de l’apprenant, le conditionnement de l’apprenant et l’environnement de l’apprentissage.
La notion de compétence est généralement plus globale et fait référence aux résultats de l’action éducative dans une perspective à plus long terme (quelques jours ou quelques semaines) mais surtout elle s’attache à décrire des situations dans lesquelles les différents savoir-faire mobilisés devront être mis en œuvre. La mise en œuvre d’une compétence est liée à un contexte en rapport direct avec les situations que l’apprenant aura à traiter dans sa vie de tous les jours ou dans le cadre de son activité professionnelle future : communiquer des informations, prendre des décisions, argumenter, résoudre un problème etc.
Une entrée par les compétences(ou par intégration) Roegiers (2001) prend appui sur la délimitation de compétences utilisant ou mobilisant un ensemble de ressources (des savoir, des savoir-faire et des savoirs-être) dans une discipline donnée, afin d’effectuer une tâche complexe comme la résolution d’un problème ou la production d’actes communicatifs. Elle se réclame essentiellement de la théorie constructiviste situant les savoirs dans l’expérience et le vécu de l’apprenant qui permettent ainsi d’expliquer le processus d’appropriation de ces savoirs dans un contexte qui lui est stimulant et motivant.
Rappelons que le constructivisme est une théorie de l’apprentissage fondée sur l’idée que la connaissance est construite par l’apprenant sur la base d’une activité mentale. Les étudiants sont considérés comme des organismes actifs cherchant du sens, des significations et basée sur l’hypothèse que, en réfléchissant sur nos expériences, nous construisons notre propre vision du monde dans lequel nous vivons.


· Les principes de base de l’approche par compétence

LE Boterf (1998) en distingue quatre principes qui sont :
o Déterminer et installer des compétences : pour une insertion socioprofessionnelle appropriée ou pour développer des capacités mentales utiles dans différentes situations ;le profil à partir duquel ces compétences sont identifiées est intimement lié à un ensemble de valeurs qui doivent prendre en compte à la fois des options universelles et humanistes et des données spécifiques au contexte où des tâches variées peuvent être effectuées : de ce point de vue, le curriculum est un vecteur de développement et de changement des mentalités, un moyen de viser des finalités comme l’égalité, l’esprit critique la cohésion sociale.
o Intégrer les apprentissages : au lieu de les faire acquérir de façon séparée, cloisonnée ou juxtaposée, on passe d’un apprentissage catégorisée à un apprentissage intégré. Ce principe fondamental de l’approche par les compétences repose sur la nécessité de mobiliser des ressources (savoir et savoir-faire) pour la résolution d’un problème en sciences, ou pour la préparation d’un projet. C’est ainsi qu’à travers une situation d’enseignement ciblant un tache bien définie l’intégration peut se réaliser chez l’apprenant ; celle-ci « est étroitement associée à une capacité d’agir observable, de réaliser concrètement une activité qui lui fera percevoir l’utilité des apprentissages, par exemple : la réalisation de projets, la résolution de problèmes complexes, la production des rapports, l’accomplissement d’exercices et de tâches dans le cadre de simulations, de jeux de rôle, de mises en situation. » bref il s’agit d’associer l’imaginaire au réel. L’approche par compétence rompt avec l’approche par objectif, le plus important est d’acquérir des compétences pour un métier.
o Rendre significatif et opératoire ces apprentissages : en choisissant des situations motivantes et stimulantes pour l’élève. Le caractère significatif ne peut se limiter à l’ancrage des compétences et des situations aux seuls contextes de la vie quotidienne ; des situations peuvent être significatives si elles présentent un défi pour l’apprenant, si elles développent des capacités mentales (raisonner, comparer, justifier…) ou si elles font appel à des compétences qui peuvent être réinvesties dans d’autres disciplines (une compétence en informatique peut servir à d’autres matières d’enseignement). Ainsi l’important pas seulement de s’interroger sur ce que l’apprenant sait, voire même sur ce qu’il sait faire, mais de se préoccuper aussi et surtout des situations dans lesquelles il va être amené à utiliser son « savoir ». Exemple la maîtrise d’un savoir-faire à partir d’un savoir, apprendre la physique pour être ingénieur et non pour être physicien, et dans l’approche par les compétences même si l’on apprend la physique pour être physicien alors être physicien devient un métier celui de chercheur en physique. Ainsi nous remarquons aujourd’hui qu’à chaque savoir est associé un métier, une compétence.
o Evaluer de façon explicite et selon des tâches complexes : dans une approche par les compétences, une évaluation certificative finale se déroule sur la base de la résolution de situations-problèmes et non sur la base d’une somme d’items isolés (comme c’est le cas dans une évaluation sommative qui porte sur des savoirs ou des savoir-faire juxtaposés) ; toutefois, l’évaluation de la compétence n’exclut pas celle, antérieurs, des savoirs et des savoir-faire. Ainsi, une évaluation intégrée se substitue à la fin d’un parcours à des évaluations ponctuelles et séparées qui ne peuvent être écartées.

ü Structure du curriculum par compétence

La structure d’un curriculum par compétence se subdivise en deux parties principales : une partie directrice (moteur) qui définit les finalités globales et les compétences générales ensuite une partie programme d’étude qui est définit à partir du moteur et renferme le contenu-matière et les compétences spécifiques. A ces deux parties est souvent associé les différents documents liés à l’enseignement apprentissage.







1.1.3 La structure générale d’un curriculum d’enseignement au secondaire.
Pour comprendre le terme curriculum d’enseignement selon Wheeler (1974), certaines notions doivent être maîtrisées dans la mesure où elles entrent en droite ligne dans la forme générale de celui-ci. Il s’agit des différentes composantes qui permettent de mieux comprendre sur quoi repose un curriculum de formation. La figure 2 présente donc la forme générale d’un curriculum.

Figure 2: Forme générale d’un curriculum d’après WHEELER 1974
D’après la figure 2 ci-dessus, les différentes composantes d’un curriculum sont les suivantes :
ü Une Finalité
Elle est une affirmation de principe à travers laquelle une société ou un groupe social identifie et véhicule ses valeurs. Elle fournit des lignes directives à un système éducatif et des manières de dire un discours sur l’éducation. Une finalité correspond à un engagement plus formel puisqu’il se traduit généralement sous la forme d’un texte officiel (une loi ou un décret) qui fixe les grandes orientations du système éducatif pour les années à venir. Depover (2006). Par exemple, une finalité est vu sur l’ordonnance n°76 /45 du 16 avril 1976. Ainsi cet enseignement permettra « une ouverture sur la culture humaine dans sa dimension universelle la plus profonde » ou encore tout enfant à droit à une formation scolaire qui, complétant l’action de sa famille, concourt à son éducation.
L’enseignement de l’informatique aux troncs communs au Maroc a trois finalités :
· pédagogique, dans la mesure où cet enseignement permet l’ouverture sur les sciences, facilite l’acquisition des savoirs et favorise l’autonomie.
· scientifique, en ce sens que cette discipline est considérée comme matière à part entière, transversale par analogie aux langues, obligatoire et non un choix facultatif.
· professionnelle, du fait que l’informatique s’est imposée comme outil incontournable, indépendamment des futurs métiers.

ü Un Objectif
En pédagogie, un objectif est un énoncé d’intention décrivant ce que l’apprenant saura (ou saura faire) après l’apprentissage. Les objectifs sont normalement dérivés des finalités de l’éducation et des objectifs généraux de formation, lesquels se décomposent en objectifs intermédiaires de différents niveaux, puis en objectifs spécifiques. Un objectif est un but qu’on souhaite atteindre ; et un objectif pédagogique est une intention d’apprentissage formulée en termes de comportement observable et mesurable de l’apprenant.
Dans programmes officiels d’informatique des 1er et 2nd cycles de l’enseignement secondaire général de l’arrêté N°3475/D/63/MINEDUC/CAB du 17 juin portant introduction de l’informatique, le Ministre de l’Education Nationale entend généraliser l’implantation de cette discipline dans tous les corps de l’enseignement. Cette volonté de généralisation de l’enseignement de l’informatique vise deux principaux objectifs :
· La professionnalisation des enseignements telle qu’elle est inscrite dans la loi d’orientation ;
· L’introduction des technologies de l’information et de la communication (tic) en tant que facteur d’amélioration de la qualité de l’enseignement, en vue de permettre aux élèves de l’enseignement secondaire de s’adapter à l’évolution de la science et des nouvelles technologies.


ü Un but
Il est un énoncé définissant de manière générale les intentions poursuivies soit par une institution, soit par une organisation, soit par un groupe, soit par un individu à travers un programme ou une action de formation. Par exemple, l’enseignement du français a pour but de : développer chez l’apprenant l’acquisition de moyens linguistiques et langagières lui permettant d’utiliser la langue en situation de communication et d’échange.
Dans le curriculum de l’informatique de l’éducation de base-cycle moyen (classe7-8-9) et enseignement secondaire du Centre de Recherche et Développement Pédagogique, le but est d’établir un programme pour l’enseignement de l’informatique en tant qu’une nouvelle matière. Il vise l’enseignement des concepts informatiques et encourage l’utilisation de l’ordinateur dans l’enseignement des autres matières.
ü Un programme d’étude
Un programme d’étude est l’ensemble des contenus d’un enseignement à dispenser selon les niveaux, à un cycle. Chaque programme a un but recherché, ce qui est sa finalité en termes de réussite ou d’échec. Autrement dit c’est un écrit donnant les détails des enseignements qu’on se propose de dispenser.
Les programmes officiels d’informatique du 1er et 2nd cycles de l’enseignement secondaire général ARRETE N°3475/D/63/MINEDUC/CAB du 17 juin 2003 portant introduction de l’informatique dans les programmes de formation des 1er et 2ème cycle de l’enseignement secondaire général.
ü Un contenu
Un contenu est une organisation des enseignements. En France Demeuse (2007) comme aux ETATS-UNIS (Michigan département of education 1996) les contenus de matières sont classés par rapport aux compétences escomptées selon la règle K-12 c’est-à-dire il ya douze niveaux de compétences par discipline et chaque niveau a ses objectifs, son processus pédagogique et son évaluation. Par contre en Australie l’on retrouve la classification des contenus sous dix niveaux de compétences K-10 BOARD OF STUDIES OF THE STATE NEW SOUTH WALES(2007).
Au Cameroun dans le programme officiel de l’informatique, en classe de 6ème nous avons comme contenu les notions de base sur les ordinateurs ; qui sont reparties en enseignement théorique et enseignement pratique.
ü Une méthode
Une méthode est une logique de présentation d’un procédé ; c’est un ensemble de procédés raisonnés pour faire une chose, ou encore l’ordre qu’on suit pour étudier, enseigner Strauven (2006). Une méthode d’enseignement est toute la technologie mise en place par l’institution éducative pour permettre le savoir et les connaissances. Pour ce qui est des méthodes enseignement/apprentissage, il existe deux grandes méthodes ; on distingue les méthodes directives lorsque l’apprentissage s’appuie sur le maître comme référence et les méthodes non directives lorsque l’apprentissage prend sa source chez l’élève comme référentiel.
ü L’évaluation
Evaluer signifie d’abord recueillir un ensemble d’informations suffisamment pertinentes, valides, fiables et ensuite examiner le degré d’adéquation entre cet ensemble d’informations et un ensemble de critère adéquats aux objectifs fixés au départ ou ajusté en cours de route et enfin en vue de prendre une décision DE Ketele ( 1989). Les méthodes d’évaluation sont des techniques pour vérifier si les apprentissages se sont acquis. Une évaluation peut se faire par rapport à une norme donnée ; il existe plusieurs formes d’évaluation (normative, sommative, diagnostique et certificative). Une évaluation normative comme son nom l’indique, c’est évaluer, après avoir donné un exemple, dire à l’élève de le reproduire. Une évaluation sommative est celle habituelle dans l’apprentissage scolaire : devoir de classe, examen de fin de trimestre ou d’année. Une évaluation diagnostique est celle qui cherche le handicap dans le parcours scolaire d’un élève, d’un apprenant telles que les difficultés de langage, de calcul… Une évaluation certificative qui est la certification des compétences, la manière dont l’apprenant labellise toutes les compétences pour garantir leur acquisition.



1.2 PROCESSUS D’ELABORATION D’UN CURRICULUM D’ENSEIGNEMENT AU SECONDAIRE
Dans cette section, il sera examiné dans un premier temps, le processus d’élaboration d’un curriculum. Après, les différents acteurs de ce processus d’élaboration seront identifiés ainsi que les différents niveaux d’implantations des curricula dans le système éducatif.

1.2.1 Elaboration du curriculum
Les différentes phases dans l’élaboration des curricula sont : la phase d’évaluation, la phase d’analyse des données et enfin la phase d’implantation.
ü La phase d’évaluation
Un plan d’évaluation doit être préalablement élaboré, précisant les informations à rassembler et à quel moment, les personnes ressources à interroger, les instruments ou les moyens à utiliser ainsi que les modalités selon lesquelles traiter les données et les interpréter. L’évaluation porte sur les différentes composantes du curriculum. Elle assume deux fonctions distinctes, chacune recourant à ses propres procédures : une fonction d’accompagnement de l’implantation (évaluation de régulation) assumer par le personnel des supervisions pédagogiques et une fonction de bilan en vue d’en évaluer le rendement pédagogique (évaluation de validation) assumer par des spécialistes en évaluation.
ü La phase d’analyse des besoins
Dans cette phase l’on fait une collecte et analyse de données qui permettront d’élaborer, comparer les effets du curriculum dans ses différents contextes d’implantation et d’identifier les facteurs qui optimisent son fonctionnement et son efficacité, ceci dans le but de prendre les mesures qui s’imposent pour en améliorer la réussite. Les données susceptibles d’être rassemblés au cours de cette phase sont nombreuses, en raison du nombre des intervenants et des différents aspects sur lesquelles elles peuvent porter. Le problème de leur sélection, et leur sériation se pose donc en fonction des délais et des ressources dont disposent l’équipe et des points critiques du curriculum qui méritent des investigations.
ü La phase d’implantation
Si ce n’a déjà été fait, il est important de mettre en place une structure de pilotage de la phase d’implantation ; celle-ci est chargée de communiquer les directives, de coordonner les actions, de centraliser les informations recueillies et d’en tirer parti, de proposer des mesures en vue d’apporter des solutions au problème identifié.
1.2.2 Les acteurs dans l’élaboration du curriculum d’enseignement
Les acteurs sont tous ceux qui participent de prêt ou de loin dans l’élaboration du curriculum. La figure 3 ci-dessous d’après Lewy (1992), montre quelles sont les forces qui entrent en jeu dans la détermination des contenus de curriculum et les influences qui s’exercent les unes sur les autres.
Figure 3: les acteurs affectant la détermination du curriculum d’après Lewy (1992)
Tout système d’enseignement est soumis à des réglementations qui déterminent les droits et les obligations des parties intéressées, il en est ainsi pour les curricula d’enseignements implantés dans les différents types d’institutions scolaires. En dehors des Etats gouvernés par un pouvoir autocrate, fonctionnant en vase clos, la détermination des grandes orientations pédagogiques implique les modalités de concertation entre représentant de la communauté scolaire et de la société civile. Toutefois même dans les pays connaissant une démocratie participative, les autorités nationales, les administrations régionales et/ou locales et des instances extérieures au système d’éducation exerce des pressions sur les questions relatives à l’école.
1.2.3 Les niveaux d’implantation d’un curriculum d’enseignement

Figure 4:Les trois niveaux d’implantation d’un Curriculum d’après Rosier et Keeves 1991
Pour résumer les relations entre les différents niveaux d’implantation d’un curriculum, l’Association Internationale pour l’Evaluation du Rendement Scolaire (IEA) utilise, dans le cadre de ses études comparatives, la figure ci-dessus de Rosier et Keeves (1991). Cette figure doit attirer l’attention sur la distinction importante qui existe entre un programme édicté par une autorité, sa mise en œuvre par les enseignants ou les formateurs, et les bénéfices réels retirés par les apprenants. Le niveau de centralisation est généralement variable d’un niveau à l’autre, le curriculum réalisé pouvant s’observer au niveau des élèves alors que le curriculum officiel est préparé au niveau du ministère de l’éducation. Chaque niveau est tributaire d’antécédents et s’inscrit dans un contexte particulier. L’analyse de ces éléments permet d’anticiper certains problèmes ou de comprendre ce qui n’a pas pu fonctionner.
1.3 LA GESTION DE CURRICULUM D’ENSEIGNEMENT EN TANT QUE PROJET D’INNOVATION PEDAGOGIQUE

Certains auteurs, comme Bonami et Garant (1996) distingue l’innovation de la reforme en ce sens que la première serait une sorte de changement en émergence, provenant du terrain, alors que le seconde serait imposée d’en haut. Pour notre part, nous préférons la définition de Legendre (1993) qui attribue à la reforme le caractère de changement majeur sans autre connotation, indiquant un degré et non une origine particulière. Par exemple le rapport au Ministère de l’Education Nationale (France), remit le 15 juin 2001 par le conseil national de l’innovation pour la réussite scolaire, définit-il l’innovation comme «un processus complexe fondé sur l’initiative et l’essai, voire le tâtonnement, l’innovation suscite une définition multiple. On peut qualifier d’innovant un phénomène social qui est d’abord un processus de changement avec sa part d’incertitude s’inscrivant dans la durée. L’innovation doit impliquer la collectivité en visant l’amélioration des apprentissages scolaires et sociaux ».
La gestion d’un nouveau curriculum demande de l’analyser en tant que innovation pédagogique selon une perspective systémique. Il convient de s’interroger sur une série de points concernant le curriculum lui-même, mais également sur le contexte dans lequel il est emmené à s’intégrer et sur les conditions nécessaires à son implantation. Ces points abordés sont les suivants :
La problématique générale ;
Les objectifs de l’innovation ;
Les actions à entreprendre ;
Le fonctionnement interne du projet ;
Les conditions financières ;
L’environnement ;
Les acteurs ;
Les groupes cibles ;
L’évaluation ;
Les résultats
De manière très concrète, il convient, pour chaque aspect, d’être capable de répondre à une série de questions dont la liste ci-dessous, reprend les plus importantes à propos de la problématique générale par exemple :
· Quels sont les besoins auxquels le curriculum se propose de répondre, quel est le problème à résoudre, quel est le diagnostique posé ?
· De qui émane la formulation de la problématique ?
· Quels sont les informations dont on dispose (rapports divers, résultats d’entretien, d’observation sur le terrain, évaluation) ?
Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle récence de manière très large les interrogations essentielles préalables à la mise en œuvre du curriculum et à sa gestion comme projet d’innovation pédagogique.
Les généralités sur les curricula ainsi définies dans ce chapitre permettent d’avoir une vue d’ensemble sur les différentes structures de curriculum, leurs élaborations ainsi que leurs implantations. Ceci permettra dans le chapitre suivant de positionner le curriculum Camerounais dans le contexte mondial afin de faire le nécessaire pour lui donner une dimension internationale.



CHAPITRE 2

ESSAI D’ELABORATION D’UN CURRICULUM D’ENSEIGENMENT/APPRENTISSAGE DE L’INFORMATIQUE AU SECONDAIRE AU CAMEROUN

Dans le chapitre I, il a été défini en trois sections de manière générale le modèle de curriculum d’enseignement au secondaire. Dans la première section, il a été question de donner les notions de bases d’un curriculum d’enseignement au secondaire telles que définies par les différents standards ; et dans la deuxième section, le processus de développement d’un curriculum d’enseignement au secondaire a été vu et enfin dans la troisième section, on a vu la gestion d’un curriculum en tant que projet d’innovation pédagogique.
Ce chapitre II note que, l’introduction massive des TIC dans la pédagogie camerounaise doit s’effectuer de façon cohérente sans perdre de vue le fait qu’elle vienne s’intégrer au curriculum scolaire existant avec l’intention de l’enrichir. Voila pourquoi cette introduction des TIC dans les écoles secondaires ne se pose pas comme la recherche d’un espace-temps où les élèves feront de l’informatique ou s’initieront à l’ordinateur, mais comme l’élaboration d’un modèle où les élèves continueront à effectuer, mais d’une façon plus efficace, plus motivante, plus approfondie et plus généralisable, les apprentissages qu’ils font déjà et qui sont prévus par les programmes d’études. Ainsi, il est nécessaire de poser d’entrée de jeu, que les TIC ne constituent pas un objet d’apprentissage en soi, mais plutôt un contexte particulier, que nous nommons Contexte technologique Discas (1997) dans lequel se réalisent les finalités de l’apprentissage scolaire ; les finalités à court terme (les objectifs des programmes) et les finalités à long terme (le développement de la personne, manifesté par des compétences constituées d’habilités et d’attitudes transférables, reliées à la formation fondamentale).
2.1 LE PROCESSUS D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE PAR CURRICULUM

Pour ne pas s’éloigner du contexte élaboré plus haut, il ya lieu d’opter pour une vision béhavioriste de la pédagogie selon laquelle les structures mentales y sont considérées comme une boîte noire et qu’il était plus réaliste et plus efficace de s’intéresser aux entrées et aux sorties qu’aux processus eux-mêmes. On verra comme l’indique l’illustration suivante qu’afin de mieux appréhender le processus complet d’enseignement/apprentissage des TIC par curriculum, il est nécessaire de prévoir la réalisation d’autres documents pédagogiques qui accompagneront ce curriculum en démontrant sa pertinence.


2.2 LE CURRICULUM CAMEROUNAIS

La notion existante de curriculum camerounais contient un programme d’étude de l’informatique, mais manque des indicateurs de rendements, cependant, ce dont l’existence n’est pas visible est l’aspect moteur du curriculum qui associé à d’autres documents pédagogiques donne un curriculum exploitable ; à ce titre, il ya lieu de comparer le curriculum du Cameroun avec celui de certains pays tels que Australie, Canada, Corée, Etats-Unis à travers le programme K-12 (programme basé sur un principe de structuration éducationnelle du cycle d’étude obligatoire en une durée de 12 ans repartie en différentes phases et niveaux de compétences ) ; et la France à travers le programme B2i (programme basé sur la spécification d’un ensemble de compétences significatives dans les TIC en deux niveaux de maîtrise : compétences acquisses à l’issue du primaire et compétences acquisses à l’issue du secondaire), qui ont pu implémenter et implanter avec succès le concept de curriculum tant sur le plan moteur de curriculum que sur le plan exploitable.
2.2.1 Positionnement du curriculum Camerounais dans le contexte mondial
Ici, il est effectué une étude comparative entre le curriculum Camerounais avec ceux des pays mentionnés plus haut en tenant compte du fait qu’ils peuvent être à systèmes centralisés (qui entraine la définition un curriculum centralisé) ou à systèmes décentralisés ( qui entraine la définition d’un curriculum décentralisé) . A l’issue de cette comparaison, il s’agira de déterminer ce qui manque ou pas dans le curriculum Camerounais pour qu’il soit un curriculum à l’échelle internationale car il contient visiblement un programme d’étude. Dans le souci de mener une comparaison basée sur les concepts récents de curriculum, nous considérerons le curriculum par l’approche par compétences (Finalité-Compétence générales-Compétences spécifiques) comme mentionnée dans le chapitre I de ce mémoire.


Les critères de comparaison

· La structuration du curriculum : structuration en terme d’organisation, plus précisément en termes de référentiel de compétences, de moteur de curriculum qui sont les finalités globales et les compétences générales, les programmes d’étude qui sont en fait les contenus de cours et enfin les documents pédagogiques qui aident au bon déroulement des programmes.
o Le référentiel de compétences : se repartit comme suit : en Australie c’est le K-10, au Canada le K-12, en France le B2i, en Corée le K-9, aux USA le K-12, et au Cameroun le référentiel de compétences n’est pas défini. Le B2i en France qui veut dire brevet informatique internet qui s’échelonne sur cinq domaines ; l’objectif de ce brevet est de spécifier un ensemble de compétences significatives dans le domaine des technologies de l’information et de la communication et d’attester leur maîtrise par les élèves concernés. Ce brevet comporte deux niveaux de maîtrise des TIC et la somme des compétences attendues à chacun de ces deux niveaux constitue le bagage que tous les élèves doivent acquérir au cours de leur scolarité à l’école et au collège, le K-10 ou le K-12( CANADA, ETATS-UNIS, COREE, AUSTRALIE) est un formalisme qui consiste à classer les niveaux de compétences en douze grades( du grade 1 au grade 12) dans lesquels il propose pour chaque grade le but à atteindre ainsi que les méthodes, outils, et techniques devant permettre à l’enseignant de conduire l’apprenant à des finalités bien définies.
o Le moteur du curriculum : est défini en Australie, Canada, France, Corée, et aux Etats-Unis, par contre il n’est pas du tout défini au Cameroun. Les finalités comme les compétences générales sont mentionnées en tenant compte de la notion de valeur ; de plus associée aux différentes finalités de l’éducation, les valeurs sont parmi les facteurs contextuels qui influencent le plus la politique de l’éducation et la manière dont elle est appliquée et structurée à travers un curriculum. Ryle (1949) définit la valeur comme étant « des dispositifs qui nous incline vers les structures, tâches et motifs de comportement » autrement dit ce sont les normes qui orientent nos comportements. Comme exemple de valeur, les finalités de l’éducation en France reposent sur le développement individuel, la préparation au travail, la fondation pour une éducation future, les connaissances, les savoir-faire, à la citoyenneté, la communauté et la démocratie.
o Programme d’étude : il existe de manière générale dans tous les pays cités ci-dessus y compris au Cameroun, ce sont des contenus de cours détaillés en objectif pédagogique opérationnel (OPO). Ce sont des objectifs formulés selon certains normes afin qu’ils puissent être évalués à la fin d’une leçon. Un OPO décrit :
§ les activités que l’élève sera capable de réaliser à la fin d’un enseignement ou d’une leçon donnée
§ Les conditions dans lesquelles le comportement escompté doit se manifester.
§ Les critères qui serviront à l’évaluation de l’apprentissage.
§ Un énoncé de l’action principale à réaliser par l’apprenant en utilisant les verbes exprimant des actions observables, mesurables.
§ La formulation du comportement en termes de résultats attendus de l’activité principale doit être réalisée.
§ L’indication des normes de performance (durée de l’apprentissage, pourcentages d’erreurs tolérés).
o les documents pédagogiques : il en existe dans tous ces pays, mais il convient de les distinguer, puisque dans les pays comme Canada, Usa, Corée, Australie ces documents sont hiérarchisés, d’abord des fiches de performances appelés ISTE(International Society for Technology in Education), NETS.T, NETS.S respectivement National Educational Technology Standards for teachers and students et sont définis au plus haut niveau de l’éducation et ensuite dans les districts, communes ou les établissements nous retrouvons des documents pédagogiques tels que les fiches de préparation qui sont des documents synthétiques qui récapitulent les informations essentielles relatives au module, à l’unité, à la séquence, ou à la séance ; les cahiers de texte qui est un document pédagogique qui reflètent les différentes activités de chaque séance de travail, il présente sommairement le contenu des leçons enseignées, les exercices et les énoncées des tâches d’évaluation et les remarques diverses ;et la feuille de note qui est un document pédagogique qui permet de suivre l’évolution des notes des apprenants. alors qu’au Cameroun il n’existe pas de documents prescrits au niveau national par contre au sein des établissements l’on retrouve des fiches de progression qui sont des contenus programmés de manière chronologique, des fiches de préparation, les cahiers de texte qui concourent au bon déroulement des cours.
· Le niveau de définition d’un curriculum : comme son nom l’indique, ici l’on voudrait savoir où est défini quoi et de manière exacte, puisque le curriculum est subdivisé en trois d’abord il ya le moteur, ensuite le programme et enfin les documents pédagogiques. Est-ce que tout ce qui vient d’être cité est défini au même niveau ?
o Dans les pays décentralisé, par exemple en Australie, comme au canada et aux Etats-Unis le moteur du curriculum qui sont les finalités globales et les compétences générales est défini de manière générale dans la politique éducative de chaque pays respectif ; le programme d’étude quant à lui est défini au sein de la gestion de l’éducation qui est soit au niveau des états fédérés, soit au niveau des provinces ; et enfin les documents pédagogiques qui se font au niveau même de l’action éducative qui peut-être un district, un établissement précis. Ainsi les finalités et les compétences générales sont définies au niveau de la constitution et les responsabilités de l’éducation sont délégués au niveau des autorités locales et ainsi qu’aux différents états fédérés.
o Dans les pays centralisés par exemple, en France comme en Corée le moteur de curriculum, le programme d’étude et les documents pédagogiques, tout est défini au sein de la politique éducative, rien n’est relégué à toute autre autorité. Autrement dit c’est l’état qui définit aussi bien les finalités de l’éducation, les contenus des cours et également les documents utilisés. Au Cameroun la politique éducative ne définit que le programme d’étude puisque le moteur est non définit et les documents pédagogiques n’existent que de manière subsidiaire.
· Le support de communication : il s’agit de savoir comment est définie cette communication, est-ce une déclaration d’intention ? Dans le style l’élève sera capable de …, ou encore l’élève devra… comme c’est le cas en Australie, France, Corée, ou alors un guide dans le style à l’aide de ceci vous pouvez faire cela, avec tel instrument on pourra réaliser telle chose comme c’est le cas au canada et aux Etats-Unis.
· La faisabilité du curriculum : le curriculum définit est-il faisable ? Donne-t-il la possibilité aux acteurs éducatifs de s’en servir ? pour les pays décentralisés le curriculum est faisable dans la mesure où le programme d’étude est élaboré par eux-mêmes au niveau de l’action éducative. Ce qui revient à dire qu’ils sont proche des choses, ils décident des contenus qu’ils trouvent faisables ou possibles. Contrairement aux pays centralisés où ils ne décident de rien, ils appliquent uniquement les décisions prises depuis le haut, c’est la suite d’un processus.
De manière générale, les pays anglo-saxons définissent des « standards nationaux » qui donnent des « skills » à faire acquérir aux élèves. Les niveaux décentralisés affinent ces standards jusqu’au niveau final qui est l’établissement et qui élabore son propre curriculum. Afin de mieux comprendre la position du curriculum Camerounais par rapport aux autres pays implémentant le curriculum comme outil d’aide à la reforme éducative ou d’apport de changement au système éducatif, il est nécessaire d’établir un tableau de comparaison comme suit :




On observe dans ce tableau que :
ü le Cameroun n’a pas un curriculum de qualité car il ne contient pas de véritable ‘‘moteur’’ qui puise lui donne le caractère générique d’un outil qui peut être utilisé pour définir des programmes d’études permettant d’obtenir des finalités et compétences prédéfinies par ce curriculum par les autorités politiques et compétentes;
ü le curriculum Camerounais manque des composants essentiels tels que les indicateurs des performances (fiches de performances des élèves et enseignants) qui permettrons de vérifier si vraiment le curriculum ainsi définit produit les fruits (finalités, compétences) escomptés ;
ü Il y a également le manque d’une structuration des années d’apprentissage en phase, ce qui ne donne pas au curriculum Camerounais la possibilité de définir les finalités et les compétences générales par rapport aux ambitions de l’apprenant ;
ü Le curriculum Camerounais s’avère très difficile à adapter et à implanter car les véritables acteurs de l’enseignement/apprentissage qui sont les enseignants et les élèves ne participent pas dans l’élaboration du curriculum. Son implantation est également difficile à cause du fait que, il est élaboré sans la prise en compte des contextes des environnements où ils doivent être utilisés ;
ü Le curriculum camerounais ne prend pas en compte certains aspects techniques de l’enseignement comme : l’équilibre et l’interdisciplinarité qui donnent à l’enseignement une nature diversifiée.
De ces manquements, on peut conclure sans risque de se tromper que le curriculum Camerounais est un curriculum qui ne répond pas aux standards internationaux. Pour cela, nous nous proposons dans la prochaine section d’essayer d’élaborer un ‘‘moteur’’ du curriculum camerounais ainsi que les documents pédagogiques manquants.




DISCUSSION GENERALE

La méthode de programmation générique des enseignement/apprentissage telle que définie dans l’approche par curriculum gagne en pertinence comme technique d’aide à la définition des politiques et systèmes éducatifs à système centralisé ou décentralisé, par exemple : l’Australie, la France, la Corée, les Etats Unies, le Canada, le Sénégal etc. Cet état de fait se justifie dans la mesure où, les curricula de part leur nature offrent plus de perspectives pédagogiques par rapport aux autres approches (programme d’études..). Ces perspectives sont visibles à travers des caractéristiques du curriculum telles que : la flexibilité du curriculum, qui par rapport aux autres approches offre la possibilité à tous les acteurs du système éducatif de participer dans l’élaboration et à l’implémentation de la politique éducative ; la faisabilité constitue une caractéristique des curricula qui marque une différence fondamentale entre les curricula et les autres approches et qui offre une facilité aux enseignants et apprenants dans l’application des intentions déclarées par les décideurs sur la politique éducative ; l’équilibre, qui est également un aspect important dans la programmation des enseignement/apprentissage est l’une des caractéristiques des curricula qui permet contrairement aux autres approches d’avoir des programmes d’enseignement/apprentissages touchant tous les aspects de la vie des apprenants ; l’ouverture est l’une des vertu des curricula, elle permet de définir des programmes d’enseignement/apprentissages génériques laissant la possibilité aux enseignants d’orienter les enseignements par rapport à leur environnement.
Bien que l’approche par le curriculum pour l’enseignement/apprentissage de l’informatique au cycle secondaire présente des atouts remarquables, elle contient des inconvénients qui nécessitent d’être soulignés tels que : les difficultés dans sa mise en œuvre car elle fait appel à beaucoup de ressources tant sur le plan financier que sur le plan humain. Les difficultés sont aussi inhérentes lors de l’implantation des curricula dans leurs sites d’exploitations car les acteurs éducatifs et l’environnement varient. A la limite il faut presqu’un curriculum pour chaque acteur.



CONCLUSION ET PERSPECTIVES

L’approche proposée dans ce mémoire se situe dans le contexte de la didactique des TIC au cycle secondaire. Elle présente une tentative dans la perspective à expliquer, contrôler et réaliser la séparation et la composition de modèle de curriculum. Il s’agit de promouvoir l’idée qu’il est intéressant de pouvoir introduire une séparation des préoccupations et intentions des contenus des programmes d’études dès la phase de conception de la politique éducative pour ainsi produire un modèle de curriculum exécutable.
Pour y parvenir, il est nécessaire d’approfondir les connaissances sur le concept de curriculum ainsi que les contraintes y afférents. Cependant une attention particulière est portée à l’élaboration et l’implémentation du curriculum. Il est intéressant de voir comment il faut s’appuyer sur des standards prédéfinis pour généraliser le mécanisme associé aux curricula. De même, pour améliorer l’efficacité des curricula dans le processus d’enseignement/apprentissage, il est intéressant de proposer plusieurs modèles de curricula qui représentent différentes alternatives laissant la possibilité aux personnes qui élaborent les curricula de choisir le modèle qui correspond le mieux à un environnement donné.
Dans la perspective de l’implémentation, une descente sur le terrain est prévue afin de mettre en place une plateforme permettant à la fois de proposer le modèle ainsi défini aux acteurs éducatifs du site d’étude, site qui sera déterminé.















mercredi 17 décembre 2008

le prof me demande de structurer mon travail et de l'illustrer par des exemples précis, pour lui ce n'est que du surf, vous vous imaginez... , un travail de tant de jours il appelle cela du surf.
aujourd'hui j'ai pas trop d'inspiration et j'ai la tête grosse

vendredi 7 novembre 2008

projet de memoire Mirel

DOMAINE: Didactique de l'informatique et des tic dans l'enseignement secondaire.

THEME: Etude des modèles de curriculum de formation pour l'enseignement secondaire.


Le curriculum est un programme scolaire, un cursus de formation, un plan d'apprentissage qui englobe les contenus, les méthodes, les moyens d'enseignement/apprentissage et les moyens d'évaluation. Etant donné que chaque pays a son système éducatif et par conséquent son propre modèle de curriculum, il s'agira pour nous d'étudier les différents modèles de curriculum, de les analyser, les évaluer afin de s'interroger sur le type de modèle, les articulations, la finalité d'un système curriculaire camerounais. Cette étude se fera en vue de l'amélioration d'un curriculum national sans trop s'éloigner de ceux des autres pays, mais qui garantissent le problème de la transférabilité(d'un système à un autre). .



SUJET provisoire: contribution à l'amélioration d'un curriculum de formation en informatique dans l'enseignement secondaire au cameroun.

objectif: mise au point d'un curriculum d'enseignement de l'informatique.

ma préoccupation essentielle consistera à présenter aux enseignants, aux responsables pédagogiques une entrée abordable dans le domaine d'un curriculum de l'enseignement de l'informatique.
viser à amener les acteurs à s'approprier à travers une demarche les outils nécessaires à la mise en oeuvre d'un curriculum en informatique et à leur pilotage.
.

problème à resoudre

sur le plan théorique: nous n'avons pas encore trouvé le modèle du curriculum camerounais.


période Travail à faire difficultés résultats

10nov-20dec Recherche des documents Retrouver les articles scientifiques Avoir une revue de la littérature

05jan-30jan Regrouper tout le travail
mars Esquisse de rédaction du mémoire Rédaction du mémoire


Plan du travail de mémoire:

-résumé et abstract
-introduction
-parties théoriques
-parties méthodologiques et opératoires
-suggestions et perspectives
-conclusion

I- revue de la littérature
1- qu’est ce qu’un curriculum de formation
2-qu'est-ce-qu'un curriculum de l'informatique
3-qu’en est-il du curriculum camerounais (finalité)
Forces
Faiblesse
Proposition d’amélioration


conclusion


RESUME

Les technologies de l’information et de la communication constituent une source d’information en elles-mêmes à travers l’internet et les autoroutes de l’information, à ce titre elles constituent une source de connaissances et de savoirs aussi légitimes que ceux dispensés à l’école et au niveau secondaire. Le problème posé consiste à s’interroger sur comment mettre cette source de connaissance à la disposition des élèves de l’enseignement secondaire à travers la construction d’un curriculum qui tient compte de l’environnement, du contexte national. Un tel système doit se construire en cohérence avec les autres systèmes dans les autres pays et en tenant compte des directives de l’Unesco pour éviter de singulariser le système camerounais. L’objectif à atteindre consiste à mettre en place un système curricula ire national en apportant des solutions aux aspects technologiques des tic elles mêmes, aspect qui peut constituer un handicap à la mise en place du système comme source de savoirs.
Mots clés : tic, curriculum, internet, autoroutes de l’information, contexte national.

INTRODUCTION GENERALE

Les problèmes liés au curriculum sont de plus en plus pertinents avec la diversité des modèles pédagogiques surtout pour le Cameroun où la division entre les types d’enseignement est de plus en plus étanche et où l’introduction des tic rend les curricula plus technologiques. Toutes ces modifications dans le système éducatif posent le problème de la cohérence des divers curricula, ce qui justifie le sujet qui nous intéresse à savoir : Etude des modèles de curriculum de formation pour l’enseignement secondaire. Ce sujet présente un réel intérêt dans la mesure où il pose le problème de la diversité des modèles dans le sens de la comparabilité horizontale entre les curricula (entre pays) Au niveau de l’enseignement secondaire, il s’agit de construire ou de structurer le curriculum de formation de l'enseignement de l'informatique camerounais en tenant compte de son contexte.
Le problème est d’autant plus pertinent que le curriculum à construire ou à valider repose sur les tic dont l’émergence comme programme d’enseignement dans le système éducatif du secondaire est récent ; cette particularité du curriculum de l’informatique situe l’enjeu du problème posé à savoir construire un curriculum des tic au Cameroun adapté au contexte et à l’environnement national en tenant compte des directives curriculaires de l’Unesco et des systèmes curriculaires des autres pays dans le contexte des tic.

CONTEXTE

De tous les problèmes concernant l’éducation, les problèmes d’apprentissage, de réussite scolaire, de performance ont apparu comme des problèmes pertinents ; l’émergence des problèmes curricula ires dans le champ éducatif surtout associé au tic est devenu pertinent à partir de la place qu’occupent les tics dans toutes les activités d’apprentissage telles que la consultation des sites, le e-learning, l’apprentissage à distance etc.
Les tic constituent en elles mêmes à travers internet une source inépuisable d’informations, de connaissances et de savoirs. Les savoirs issus des tics sont dynamiques puisqu’on parle des autoroutes de l’information.
Toutes les données qui précèdent situent l’enjeu des tics dans l’enseignement et particulièrement dans l’enseignement secondaire où se mettent en place les connaissances de base. A ce titre le contexte dans lequel interviennent les tics est tout à fait indiqué pour situer l’importance et présenter un intérêt pour une étude.
Poser le problème du tic en rapport avec le système curricula ire traduit le souci de la nature de l’enseignement dispensé à travers le tic.

Formulation du problème

Le problème posé ici est la construction d’un curriculum de formation de l'informatique dans le secondaire au Cameroun en rapport avec les systèmes curriculaires des autres pays en prenant en compte des directives de l’Unesco qui ne sont pas contraignantes mais modulables selon les contextes et les environnements. Le système à construire doit avoir un minimum de congruence, de liant et de cohérence par rapport aux systèmes existants pour éviter de singulariser le système camerounais.

Question de recherche

La question de recherche consiste à s’interroger sur le type de modèles, les articulations le fondement, la structure, la fonction et la finalité d’un système curricula ire dans l’enseignement de l'informatique au secondaire au Cameroun. En d’autres termes de manière subsidiaire il s’agit de chercher comment construire un modèle évolutif compatible avec le système éducatif lui-même.

Objectif et but de l’étude

L’objectif de l’étude qui nous préoccupe consiste à mettre en évidence les difficultés qu’ils peuvent y avoir à mettre en œuvre un système tenant compte de son contexte et de son environnement. Les variables de contexte et d’environnement sont essentiels dans la mise en place d’un tel système curriculaire.

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révue de la littérature

LE SYSTEME CURRICULAIRE SPECIFIQUE.

Voilà de ce qui précède comment l’Unesco entrevoit le système curriculaire pour l’enseignement de l’informatique. Par contre une conception du système curricula ire dans l’Afrique Subsaharienne a été élaborée par Souleymane NDIAYE par la communication faite à l’occasion de la conférence internationale sur l’enseignement secondaire financée par la banque mondiale. DAKAR juin 2004.
NDIAYE conçoit le curriculum comme :
-une conception nouvelle de l’éducation tenant compte du milieu de l’apprenant (identité culturelle, société, communauté), de ses besoins différenciés.
-un cadre général à adapter à chaque niveau d’enseignement.
-un schéma conceptuel applicable dans tous les pays ayant les mêmes objectifs.
-le dispositif d’une école conçue en un cadre de vie commune adaptée aux exigences d’une pédagogie plus active.
-une incitation à l’obtention de meilleurs résultats.
Les caractéristiques du schéma du curriculum proposé par NDIAYE procèdent une démarche intégrative et transversale ; il est applicable à tous les types d’éducation, il se veut un outil précieux dans tous les domaines du système éducatif.
L’usage que l’on peut en faire est fonction selon lui du contexte socioculturel, de l’organisation scolaire, de l’apport des différents acteurs concernés, de la compétence et de l’engagement de chacun.
Il détermine les facteurs exogènes à savoir les tics, la globalisation (vision planétaire des affaires, les tribunaux internationaux, les regroupements de sociétés commerciales, les nouveaux concepts comme le droit d’urgence).
Il intègre les facteurs endogènes tels que la tendance des jeunes à idéaliser le modèle occidental au détriment de nos propres valeurs culturelles et un type d’école inadaptée à nos besoins hérités du colonisateur.
Selon NDIAYE le changement envisagé a pour objectif d’obtenir :
-une école à adapter aux réalités du continent
-une école en phase avec les besoins des populations et qui tient compte des acquis professionnels
-une école qui concilie la modernité et les bonnes traditions
-une école qui réconcilie l’homme et son milieu
NDIAYE poursuit en proposant une architecture curricula ire qui s’inspire des propositions de l’Unesco et du docteur WHELER, fait en sorte que les méthodes de restructuration du curriculum puissent être applicables dans tous les types d’éducation (formelle et non formelle).


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Domaine:
vers une didactique de l'informatique
Silvina Caraballo, Rosa Cicala
université de Buenos aires
faculté de philosophie et des lettres
informatique pédagogique
V
L'article actuel fait une brève description de la place qu’occupe l’informatique dans l’enseignement secondaire en général, et en particulier celui de l’enseignement secondaire public de la province de Buenos aires. L’auteur réalise un bref retour sur l’historique de l’enseignement de l’informatique avec l’intention de comprendre la genèse de ces représentations et d’identifier les paradigmes qui actuellement se trouvent présents dans l’enseignement. Selon l’auteur l’informatique entre dans les établissements secondaires dans les années 8o comme ressources pour l’enseignement des mathématiques ; donc l’informatique au départ relevait du domaine des professeurs de mathématiques qui devaient enseigner en même temps les mathématiques et l’informatique, apprendre le langage de programmation et enfin trouver des propositions didactiques qui justifieraient l’usage de l’ordinateur comme une ressource technologique pour l’enseignement des mathématiques.
Susana Murano pour sa part fait distinguer deux paradigmes : le paradigme des outils et celui des réseaux étendus et internet. Pour le premier il s’est produit un changement significatif de la place de la technologie à l’école. L’école est venue à intégrer comme technologie éducative les outils informatiques de production. Pour le second l’emploi du courrier électronique ainsi que l’accès à des sources d’information comme internet se développent. L’aire des autoroutes informatiques, de la société de l’information et de la connaissance engendre un changement de paradigme social autour de l’informatique. Selon elle l’informatique comme objet d’étude reste basiquement ignorée parce que les savoir-faire s’acquièrent principalement par immersion dans un contexte technologique. Mais, il est à noter que cette vision sociale de l’informatique est la plus éloignée de ce qu’est réellement l’informatique.
De nos jours l’intégration de l’informatique dans le secondaire est faible parce qu’on privilégie les deux paradigmes précédents.
Selon CHEVALLARD, étudier l’informatique n’est pas aisée parce que son champ est en constante évolution ; ce qui amène à poser la question de savoir si l’informatique est une science, une technologie, une méthodologie, ou un ensemble de système d’information.
Le rapport d’ACM définit l’informatique comme étant une quelconque activité qui intègre les ordinateurs.
Enfin, l’auteur conclut son propos en indiquant que la présence de l’informatique dans le curriculum apporterait une aide :
-Aux professionnels, spécialistes en didactique, aide qui consistera à relever les conditions locales, débattre de qui interviendrait dans le processus, constituer des groupes de recherche et d’étude.
-Aux politiques, aidé à établir clairement les lignes d’une politique éducative visant à incorporer et soutenir la place de l’informatique, concevoir un cadre disciplinaire ayant pour objectif la transformation en légalité la reconnaissance sociale de l’intégration de l’informatique.

mots clés: ressources technologique, technologie éducative, savoir-faire.
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domaine: pédagogie

Les apprentissages transversaux dans le nouveau curriculum pour une formation intégrale de l’élève . (traduit de l'espagnol) (pp 1-21) par
José Tuvilla


José Tuvilla définit le curriculum comme étant l’ensemble des activités éducatives c’est-à-dire toutes les possibilités d’apprentissage que le milieu scolaire offre aux élèves, ce qu’il est convenu d’appeler les compétences transversales. Selon lui, la transversalité fait partie de la nouvelle conception du curriculum. Afin de mieux illustrer cette notion l’auteur fait l’analyse de certaines réformes des systèmes éducatifs dans certains pays.
-En Espagne
Le système éducatif a été formellement régit par deux lois organiques, celle du o 3 juillet 1985, ainsi que celle du 03 octobre 1990, cette reforme attribue deux fonctions à l’école, une sociale et l’autre libératrice. L’objectif principal étant de faire que l’école collabore et soit en relation avec son entourage.
-En France et au QUEBEC
Dans le système français, il est question d’aider au développement de la personnalité, à l’acquisition de l’autonomie et à l’apprentissage de la vie sociale.
La reforme curriculaire quebeçoise montre un lien de parenté de pensée avec l’approche française. L’auteur fait observer que la transversalité telle que présentée dans les reformes sus-évoquées renvoie à la dynamique de l’apprentissage et s’inscrit dans l’ensemble du processus éducatif.
-En ARGENTINE
Les contenus transversaux sont clairement spécifiés dans le <>, son système éducatif vise la formation intégrale et permanente de l’homme et de la femme avec une vocation nationale, une projection régionale et continentale et une vision universelle. L’objectif principal étant de rendre les citoyens capables d’élaborer leur propre projet de vie. Ils seront des citoyens responsables créateurs et agents de changement, défenseurs des institutions démocratiques et de l’environnement.
-Au CHILI
Les objectifs transversaux visent au développement de la pensée créatrice et critique, à la formation éthique et à l’éducation aux valeurs.
L’auteur poursuit en faisant une analyse de la transversalité et des droits de l’homme. Selon lui il existe un lien très étroit entre l’école et la vie, il développe une vision sociale critique, il propose un nouveau point de vue face aux différentes disciplines et matières du curriculum, ce qui l’amène à conclure que la transversalité est l’un des concepts les plus novateurs des reformes actuels des systèmes éducatifs ; pour lui l’objectif essentiel de l’éducation est le développement intégrale de la personne, il poursuit en disant que les droits de l’homme sont les principes de base qui doivent orienter le curriculum, la pratique pédagogique et l’organisation scolaire ; qu’on doit en tenir compte pour l’éducation morale.

mots clés:curriculum, la notion de transversalité, pratique pédagogique.
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Domaine: didactique

LES TIC A L’ECOLE : proposition de taxonomie et analyse des obstacles à leur intégration
Robert BIBEAU
Vingt ans après l’introduction des tics à l’école, il existe tjrs des difficultés pour son intégration. ROBERT BIBEAU par les présentes propose d’examiner quelques difficultés explicatives de cette lente intégration. Mais avant, il s’exerce à définir les expressions suivantes : ressources numériques, scénario pédagogique, et ressources d’enseignement et d’apprentissage (REA), et objet d’apprentissage.
Pour l’auteur les ressources numériques pour l’éducation correspondent à l’ensemble des services en ligne, des logiciels de gestion, d’édition et de communication, aux données, aux informations, et aux œuvres numérisées.
Le scénario pédagogique est un instrument d’explication et de communication d’un projet de formation ou de déploiement d’activité d’intégration des tic ; un scénario pédagogique présente une activité d’apprentissage initié par un enseignant afin d’encadrer les apprentissages de ses élèves ; un scénario pédagogique présente une démarche visant l’atteinte d’objectif pédagogique et l’acquisition de compétences générales ou transversales reliées à une ou plusieurs disciplines selon les modalités et les spécifications du programme d’étude.
Il définit la REA comme étant une entité numérique ou non numérique conçu ou pouvant être utilisé pour des fins d’apprentissage, d’éducation ou de formation.
Les objets d’apprentissage quant à eux sont les plus petites unités d’information ou les plus petits outils de traitement de l’information.
FLAMAND et GERVAIS identifient trois catégories d’objet d’apprentissage : les objets médiatiques, les objets utilitaires, et les objets d’apprentissage proprement dit.
L’auteur fait la taxonomie des ressources numériques en déterminant d’une part six catégories des ressources numériques générales(1-portails, moteur de recherche et répertoire 2-logiciels outils, éditeurs, services de communication et d’échange. 3-documents généraux de référence. 4-banques de données et d’œuvres protégées. 5-application de formation. 6- applications scolaires et éducatives.), quatre catégories de ressources sur internet (1-banques de données et de documents de références 2-répertoires, moteurs de recherche, catalogues 3- sites d’activité d’animation pédagogiques et de formation en ligne 4-portails, plates-formes, portfolios personnalisés par authentification de l’usager), sept catégories de projet pédagogique avec les tic (1-télé-correspondance comprenant la correspondance scolaire, la téléconférence et la classe virtuelle 2-édition et publication qui implique la construction de site web par les élèves, la publication d’un journal et la réalisation d’une émission radiophonique ou télévisuelle en ligne 3-recherche et gestion documentaire comprenant la recherche documentaire, l’orientation et choix de carrière, l’entrepreneuriat 4-collecte, partage d’information comprenant la mutualisation des informations et la télécollaboration 5-résolution des problème comprenant la résolution des problèmes, les cyberquêtes, le laboratoire virtuel 6-apprentissage, étude et formation à distance 7-projets thématiques et transdisciplinaires. )
L’auteur par la suite définit l’alphabétisation informatique comme étant une compréhension des caractéristiques de l’ordinateur de ses possibilités et de ses applications ; dans le même sens HALLE et HORD identifient sept niveaux d’alphabétisation informatique ou d’intégration de l’innovation technologique en milieu scolaire :0-non utilisation 1-orientation 2-formation initiale 3-automatisme 4-indépendance 5- intégration 6-renouveau.
Après ces quelques définitions robert BIBEAU analyse quelques obstacles à l’intégration des ressources numériques en classe :
1- Le financement pour l’achat d’équipement et de contenu il établit que près de 67 % des directeurs d’école manquent de fond suffisant pour s’équiper, l’accès à un service d’animation pédagogique en ligne est également très chère et entraine une main d’œuvre récurrente, les coûts de mise à jour le sont également, par contre le nombre de logiciels libres et d’applications gratuites demeure réduit.
2- Le développement et la mise à jour de banques de ressources numériques
3- L’indexation normalisée et la diffusion des ressources numériques
4- La qualité et l’évaluation des ressources numériques éducatives
5- L’utilisation d’œuvres protégées par le droit d’auteur car, rien présentement ne permet aux établissements d’enseignement d’utiliser les ressources numériques qui sont protégées par le droit d’auteur alors qu’il est parfois très tentant de le faire
6- Sécurité de navigation et contenus licencieux.
Mais un certain nombre d’obstacles entrave toujours l’intégration des technologies de l’information en classe. Le soutien pédagogique et technique, et la formation continue des enseignants constituent toujours et encore la difficulté majeure.
L’auteur termine son propos en exhortant les auteurs et éditeurs afin qu’ils concentrent leurs efforts et leurs ressources pour développer l’aspect original et inédit de leur œuvre en prenant bien soin de l’arrimer aux outils et aux services déjà disponible sur la toile.

mots clés: REA, scénario pédagogique, ressourcse numériques, objet d'apprentissage
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PROGRAMME ET INSTRUCTIONS OFFICIELLES
POUR L’ENSEIGNEMENT DE L’INFORMATIQUE AU SECONDAIRE COLLEGIAL septembre 2006 au MAROC

Ce programme fait une description sommaire du cycle collégial dans le système éducatif marocain. Ce cycle constitue une partie intégrante de l’enseignement secondaire. Il est considéré comme une étape transitoire entre le cycle primaire et le cycle qualifiant. Il prépare éventuellement les apprenants à intégrer la vie active.
Le profil de l’apprenant à la fin du cycle secondaire collégial s’articule autour de deux dimensions : une dimension relative aux valeurs et critères sociaux associés et une dimension relative aux compétences et aux contenus.
L’informatique, matière enseignée au cycle secondaire collégial est donc essentiel, à la fin du cycle collégial que les apprenants aient une maîtrise suffisante de l’exploitation de ces technologies. En effet, arrivant à l’école secondaire les apprenants possèdent des pratiques diverses dans ce domaine. C’est à l’école secondaire qu’incombe la responsabilité de tirer parti des pratiques que certains d’entre eux ont déjà acquises au regard de ces technologies, tout en les émenant à en faire bon usage et de leur permettre de développer les compétences nécessaires pour y recourir adéquatement dans leur apprentissage. Il importe donc d’offrir aux apprenants un environnement stimulant pour leur apprendre à traiter les informations, à les rechercher et à les communiquer à l’aide des NTIC.
Ainsi, l’informatique, au cycle secondaire collégial, est enseignée à tous les niveaux.
Ce programme définit la compétence comme étant un savoir agir fondé sur la mobilisation et l’utilisation efficace d’un ensemble de ressources…
Ce programme estime que la compétence est complexe et évolutive. Elle dépasse une simple addition ou juxtaposition d’éléments. Son degré de maîtrise peut progresser tout au long du cursus secondaire et au delà de celui-ci. Le programme s’interroge sur le développement d’une compétence et répond en déclarant que pour développer une compétence on doit faire appel à l’intégration des savoirs qui désigne le processus par lequel un apprenant greffe u savoir à ses savoirs antérieurs restructure en conséquence son univers intérieur et applique à de nouvelles situations concrètes les savoirs acquis.
Le programme estime que tout cela a un impact sur les pratiques pédagogiques car l’adoption d’une vision pédagogique qui vise le développement des compétences implique un changement profond des conceptions et pratiques pédagogiques.
Le programme détermine la méthodologie de l’enseignement de l’informatique qui s’étale sur trois phases :
-la phase de planification
-la phase de déroulement
-la phase de suivi et d’évaluation.
La planification de l’action d’enseignement\apprentissage permet d’avoir une vision futuriste basée sur la prospective. Le processus de planification suppose l’élaboration de trois documents de préparation pour chaque séquence, un document pour les ressources, un autre pour l’intégration et un troisième pour l’évaluation.
Ensuite, quant au déroulement, un enseignant est sensé mobiliser une ou plusieurs méthodes pédagogiques en harmonie avec la situation planifiée préalablement.
Quant au suivi et évaluation, c’est la phase adéquate pour qu’un enseignant effectue une analyse réflexive de ses pratiques enseignantes afin de les améliorer continuellement.
Un port folio ou un cahier journal constitue un outil pertinent pour historier les principales remarques et suggestions relatives à ses pratiques quotidiennes. L’évaluation c’est l’approche choisie qui détermine les pratiques adoptées. On ne peut évaluer une compétence qu’en proposant à l’apprenant un problème qui est nouveau pour lui. Mais il incombe à l’apprenant de prendre l’initiative de mobiliser ses ressources. L’évaluation constitue la porte d’entrée privilégiée pour l’évolution des pratiques ou des pratiques de la classe dans l’approche par compétence. On distingue trois types d’évaluation :
-évaluation diagnostique
-évaluations formatives intermédiaires (ou évaluation de régulation) ;
-évaluation sommative
Le recours aux critères d’évaluation permet une évaluation pertinente et présente trois avantages majeurs :
-il permet de rendre les notes plus justes
-il permet de valoriser les éléments positifs dans la production des apprenants
-il permet surtout d’identifier les apprenants à risque, déceler leurs difficultés et proposer des pistes de rémédiation.
Une évaluation formative est programmée chaque fois que l’enseignement voit son utilité.

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domaine: pédagogie

IN HOUSSAYE, j la pédagogie: une encyclopedie pour aujourd'hui, Paris, 1993, pp 61-76)

CURRICULUM : LE FORMEL, LE REEL, LE CACHE
Philippe PERRENOUD
Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation
Université de Genève
1993

PHILIPPE PERRENOUD introduit son propos en faisant un feedback historique ; selon lui, la notion de curriculum n’est pas un concept savant. Dans les pays anglo-saxonnes, on parle de curriculum pour désigner le parcours éducatif proposé aux apprenants, alors qu’en français on dira plus volontiers plan d’études, programme ou cursus, selon qu’on met plutôt l’accent sur la progression en les connaissances, les contenus successifs ou la structuration de la carrière scolaire. Paradoxalement, c’est la notion de curriculum caché (hidden curriculum) qui donne au concept son statut aux sciences humaines. Le curriculum caché, c’est la part des apprentissages qui n’apparait pas programmée par l’institution scolaire, du moins pas explicitement. MERTON a montré que les systèmes sociaux ont des fonctions latentes et BOUDON a mis à la mode la notion d’effets pervers. Le curriculum caché fait partie des concepts qui prétendent dévoiler l’envers du décor. Que cache le caché ? Pourquoi certains effets de la scolarisation restent-ils obscurs pour les intéressés ?
Un détour s’impose, par la notion de curriculum réel et de curriculum formel. Après avoir tenté de donner un statut conceptuel clair à ces deux expressions l’auteur revient à la notion de curriculum caché de façon plus expérimentée.
Un curriculum, au sens commun, c’est un parcours, celui que résume le curriculum vitae. Dans le champ éducatif, c’est un parcours de formation. Et là commence la complexité : est-ce un parcours réel ? Ou un parcours rêvé, pensé, organisé, <> pour engendrer certains apprentissages.
A l’échelle des systèmes éducatifs contemporains, la distance entre l’intention d’instruire et les expériences des apprenants est telle que la distinction devient cruciale. L’auteur propose de la construire de deux manières :
-la première par d’une intention d’instruire, d’un curriculum prescrit, donc au curriculum réalisé ;
-la seconde, à l’inverse part de l’histoire de vie éducative, de la succession d’expériences formatrices et s’interroge sur les intentions et les stratégies qui sous-tendent ce curriculum réel.

1-Parlant du curriculum prescrit au curriculum réalisé, PHILIPPE PERRENOUD déclare que dans un système scolaire, l’intention d’instruire prend la forme d’une programmation à large échelle des expériences formatrices de centaines ou de milliers d’apprenants. Le curriculum formel est un mode de textes et de représentations.
Le curriculum prescrit comme programmation de l’expérience les spécialistes, les décideurs et les commissions qui élaborent, examinent ou adoptent les textes programmatiques se référent généralement à un élève abstrait, cousin du sujet épistémique de PIAGET. L’expérience de l’élève se trouve au bout de la chaîne de transposition didactique externe. On se pose à ce stade des questions du type « faut-il introduire les mathématiques ensemblistes, faut-il initier à l’informatique ou introduire une seconde langue étrangère ?>>
On parle parfois de curriculum formel, parfois de curriculum prescrit. Ces deux adjectifs sont complémentaires plutôt qu’antinomiques. Le curriculum est prescrit parce qu’il a le statut d’une norme, d’un devoir être, d’une injonction faite aux acteurs. Il est formel au sens de sociologie des organisations qui rapporte la réalité des pratiques aux structures formelles d’une entreprise ou d’une administration.
Parlant du curriculum réalisé comme compromis avec la réalité, l’auteur déclare que lorsqu’on part du curriculum prescrit, il reste évidemment à s’interroger sur la part des intentions qui passent dans les faits. Cette perspective est d’autant plus légitime que les organisations scolaires tiennent un discours substantiel sur ce que les maîtres sont censés enseigner et sur ce que les élèves sont censés étudier. Mais cette distance se décompose : d’une part, le curriculum prescrit est diversement interprété et mis en œuvre dans les classes ; d’autre part même lorsque le curriculum prescrit est entièrement respecté, les apprentissages attendus ne se font totalement que pour une fraction des élèves.
La distinction peut sembler byzantine. Elle est fondamentale. Pour chaque élève le curriculum prescrit se réalise de façon originale, parce que même dans un enseignement uniformisé et frontal, chacune vit des expériences singulières.

2-Des expériences formatrices à l’intention éducative. Ici également l’auteur déclare qu’en partant du curriculum prescrit, on s’enferme dans une logique qui définit le curriculum réalisé à partir d’une intention d’instruire, en tenant compte des failles, des contradictions, des manques et des marges d’autonomie dans sa mise en œuvre. L’auteur plaide ici que la notion de curriculum réel relève d’une sociologie générale de l’apprentissage social plutôt que d’une sociologie de l’éducation scolaire stricto sensu.
Selon PERRENOUD le curriculum réel est une suite cohérente d’expériences formatrices. Tout être vivant apprend au gré de l’expérience. Mais son expérience est une réalité complexe, multiple, fluctuante, qui n’est jamais l’expression pure et simple de sa volonté d’apprendre.
Le curriculum réel responsable d’un apprentissage identifiable, peut, du moins en théorie, se caractériser par :
-un empan temporel plus ou moins large
-une densité plus ou moins forte
-un degré variable de fermeture.
Cette approche anthropologique du curriculum réel s’affranchit de la référence obligée à une intention d’instruire, à une action éducative délibérée.

Lorsque PERRENOUD considère le curriculum formel comme structuration d’expériences formatrices, il déclare que même dans les sociétés sans école la structuration de l’expérience des enfants n’est pas entièrement le fait de régularité inconsciente. Les adultes visent à garantir ou du moins à favoriser certains apprentissages plutôt que d’autres.
L’approche large qui vient d’être esquissée, qui part des expériences formatrices, du curriculum réel, permet de définir avec rigueur le curriculum caché.

LE CACHE
L’auteur achève son propos par des analyses sur le curriculum caché. En effet, parmi toutes les expériences formatrices vécues par un individu, certaines satisfont à une double condition :
-elles se déroulent dans le cadre scolaire ;
-elles produisent des apprentissages qui échappent à la conscience des principaux intéressés, maîtres, élèves et parents.

Parlant du caché comme simple ignorance, l’auteur précise qu’en un sens élémentaire, tout curriculum réel est caché parce que les expériences d’un individu ne sont pas directement observables.
Lorsque DOMINICE parle des faces cachées de la formation, il met en évidence un aspect essentiel du curriculum caché.

Parlant du caché comme flou fonctionnel l’auteur déclare que dans une vaste organisation, il est inévitable et probablement fonctionnel que les expériences et les pratiques des uns et des autres conservent une certaine opacité. Les élèves réunis dans la même classe ne vivent pas la même expérience formatrice, et ces différences contribuent à la fabrication de l’échec scolaire.

Parlant du caché comme implicite l’auteur prétend que dans un monde où tout serait simple, on pourrait distinguer dans le curriculum réel deux parties bien distinctes : une partie manifeste, et une partie cachée. L’identification du caché est largement tributaire de la définition du manifeste.
L’auteur termine en s’interrogeant à qui le curriculum serait caché : aux apprenants ? Aux enseignants ? Aux personnes étrangères au monde scolaire ? Mais il apporte une réponse à son interrogation en déclarant de façon péremptoire que le curriculum n’est caché qu’à ceux qui ne veulent pas savoir. C’est-à-dire à la majorité ! il conclut en disant qu’il n’ya pas de curriculum caché une fois pour toute et pour tout le monde. S’il existe un tel curriculum, même les sociologues de l’éducation les plus perspicaces ne peuvent évidemment en parler…jusqu’au jour où leur naïveté reculera d’un nouveau pas.

mots clés: curriculum, curriculum caché, formel, prescrit, parcours de formation, transposition didactique.

plan
1-de les auteurs, voici ce qui en découle un curriculum contient les contenus, les méthodes d' enseignement/apprentissage et les évaluations et il a une finalité et une durée.

le programme camerounais actuel developpe un programme par objectif alors que le monde entier aboutit à une approche par compétence et nous pensons que c'est la question des compétences qui doit être adoptée et qui est nécessaire dans l'enseignement secondaire.

c'est quoi l'informatique? tic? lorsque l'on sait que le terme evolue d'abord ntic , tice, maintenant tic et quoi d'autre demain? alors on ne sait pas ce que c'est et par ricochet difficile d'établir un curriculum tel qu'il établit ci-dessus. Le plus imp